Astuce #1 Prendre l'avion avec son appareil photo

Le Kamchatka est l'une des aventures les plus éblouissantes du jeune photographe Julien Mavier. Situé à l'extrême orient du territoire russe, ce bout du monde isolé demeure toujours très difficile d'accès.Julien l'a parcouru à cheval durant trois mois. Il a pu ainsi explorer l'Ouest de la Péninsule, la terre la plus reculée du Kamtchatka. De cette nature à l'état brut et encore préservée, Julien nous la raconte à travers ses photos: les hommes qui y vivent, les chasseurs de rennes, les pêcheurs… où l'ours brun n'est jamais loin.


«Le Kamtchatka est une terre qui nous passionne depuis toujours» évoque Themo Anargyros, le compagnon d'aventures de Julien Mavier.

A 9 heures de vol depuis Moscou, ce pays aux 300 volcans, parsemé de toundra, de taïga, est l'un des maillons les plus chauds de la ceinture de feu du Pacifique. Une véritable terre d'aventures pour ceux qui sont séduits par l'ascension de ses quatre principaux volcans encore en activité ou de ses sources d'eau chaude dans peut se baigner. «C'est aussi là que vivent les nôtres bruns qui nous fascinent et nous avons décidé à partir» précise Thémo.


A cheval, Julien et Thémo ont parcouru 500 km et remonté la rivière Icha qui regorgent de saumons, un poisson dont raffolent les nôtres. Harnachés de près de 200 kilos de matériel et de vivres rationnées, ils ont bivouaqué de juillet à septembre 2018. La saison la plus favorable pour cette destination: le climat y est plus doux même si les nuits restent froides.


Ce type d'expédition est un paradis pour les passionnés de géologie, vulcanologie et bien sûr un spot d'observation privilégié des animaux sauvages. Il faut cependant préciser: le Kamtchatka s'adresse à des personnes bien préparées physiquement et aguerries aux conditions extrêmes et spartiates de la vie sur place. Les randonnées accomplissent bien souvent en dehors des sentiers balisés ardus, pavés de pierriers ou de névés à franchir.


Sur leur route, Julien et Themo ont rencontré et partagé la vie des éleveurs de rennes, dans une période des plus actifs pour eux: la saison des amours; les éleveurs doivent capturer les grands mâles et leur couper les bois pour éviter de se blesser. Des combats destinés à s'attirer les faveurs d'une femelle.

 «Ce sont les éleveurs qui nous ont initié et appris à reconnaître les traces au sol du passage d'un nôtre. »Témoigne Julien.


Au gré des haltes du bivouac, Julien et Themo dormaient en pleine nature sous tente et se souviennent encore avec émotion du sentiment de liberté infini, des moments de grâce de l'expédition: «entender les loups chanter sont des moments uniques. »  Et des instants magiques, inouïs, après les kilomètres parcourus, des jours d'observation et d'attente de se retrouver face à un ours:« un moment exceptionnel que bien décrit Sylvain Tesson dans son livre La panthère des neiges qui retrace son expédition avec le photographe animalier Vincent Munier. »« Il y a quelque chose de fascinant mais aussi d'irréel de se retrouver à quelques mètres d'un animal sauvage dans son environnement. »


De cette expédition exceptionnelle au Kamtchatka, retrouvez les photos de Julien Mavier sur MY FRENCH GALLERY 


Voir les photos de Julien Mavier